La Danse Macabre / J. Virolle

Trésor du mois

« La Danse Macabre » fut éditée à une centaine d'exemplaires.

Ce recueil de vingt gravures, esquissées au cours de la guerre de 1914-1918, fut finalisé durant la guerre de 1939-1940 et imprimé à Limoges en 1942.

Cette publication tardive, décalée d’un conflit mondial à l’autre, peut s'expliquer par le traumatisme de la Grande Guerre sur toute une génération de combattants.

Selon les mots de l'écrivain Septime Gorceix, on peut penser que Jean Virolle se trouva ainsi

« las d'une atmosphère inhumaine, gêné de monter en scène pour narrer des aventures personnelles, se laissant détourner par d'autres préoccupations ».

 

Jean Virolle est né à Limoges en 1890.

Après le baccalauréat, il suivit l’enseignement de l'Ecole des Arts décoratifs de Limoges puis de l'Ecole des Beaux-Arts de Paris.

D’abord brancardier puis agent de liaison, Jean Virolle est fait prisonnier et termine la guerre de 1914 en captivité.

Son frère cadet meurt au front en 1918.

Ces gravures donnent à voir le désespoir sans rémission de celui qui a dû alors renoncer à la « der des ders ».

Il revint à Limoges en 1925 pour occuper un poste de professeur à l'Ecole des Beaux-Arts.

Sa vie fut toute entière consacrée à l'art.

« Jean Virolle fut un artiste, dans la plus complète acception du terme, et non seulement par la diversité des disciplines qu'il pratiqua, mais encore dans ses intimes démarches », écrit son ami Robert Margerit.

Jean Virolle pratiqua la peinture, l'émail, le carton de vitraux, la gravure ou le dessin de presse.

Mais il fut surtout un dessinateur-né avec toujours un crayon à portée de main. Tout au long de sa vie.

La Bfm de Limoges possède plus de 400 dessins et croquis de cet artiste.

 

 

Danse macabreLa Danse macabre est un motif artistique populaire.

Il s'agit d'une danse où des personnages de toutes les conditions, depuis le pape jusqu'au mendiant, dansent avec des squelettes. Ce thème est une réflexion sur la vacuité relative des distinctions sociales en regard de l'égalité de tous face la mort. Il apparaît au Moyen-âge dans une période où cette dernière devient omniprésente à travers les guerres, les famines et les épidémies. Il a traversé les époques et a été abordé par toutes les formes artistiques : musique, dessin, peinture, poésie, théâtre, cinéma.